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Coup d’œil… sur la poésie de Marie Noël

Marie Noël - J'ai bien souvent de la peine avec DieuMarie Noël, de son vrai nom Marie Rouget (1883-1967) est sans doute la plus méconnue des écrivains chrétiens de ce temps (Claudel, Bernanos, Péguy). Pourtant comblée d’une dizaine de prix littéraires, dont celui de l’Académie Française, elle ne dort pas dans nos mémoires d’écolier. Elle vit dans l’ombre… mais risque bien d’en sortir aujourd’hui, depuis que la conférence des évêques de France a sollicité en février 2017 l’ouverture, pour la servante de Dieu, d’une cause en béatification.

Coup d’œil… sur la poésie de Marie Noël

Saint Paul hors les murs

Profitons des vacances pour visiter les basiliques romaines…


Cliquez sur l’image pour agrandir l’abside de St Paul hors les murs

(Cliquez sur le lien ci-dessous et découvrez St Paul hors les murs. Choisissez dans la colonne de gauche ce que vous souhaitez visiter, cliquez et attendez la fin du chargement complet. Faites bouger la photo panoramique avec les flèches, plus faciles à contrôler que la souris. Pour pouvoir utiliser les flèches, cliquez une fois sur l’image (→ ← ↓ ↑). Agrandissez ou diminuez la taille de l’image avec les touches + et -. N’oubliez pas de mettre le son à un niveau raisonnable.)

Visite virtuelle de la basilique

Coup d’œil… sur l’image du Christ de Sœur  Faustine

Petit journal sœur FaustineLa représentation aujourd’hui très connue du Christ d’Hélène Kowalska (1905-1938), en religion sœur Faustine, nous vient de Pologne, trois siècles donc après la diffusion du culte du Sacré-Cœur, dont Marguerite-Marie fut l’instrument privilégié. Ce tableau pourrait n’être qu’une image pieuse parmi tant d’autres (esquisses, gravures, peintures, sculptures) si son élaboration, longuement décrite dans le « Petit journal » de Sœur Faustine, n’était pas aussi étrange, insolite et sans doute unique dans l’histoire, pour diffuser le message de la miséricorde divine.


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Coup d’œil… sur les représentations de la Miséricorde

Logo officiel créé par Marco Yvan RupnikUne fois déchiffré le logo officiel créé par Marco Yvan Rupnik pour accompagner en 2016 l’année de la miséricorde, reste à chacun le droit de se réapproprier des images de piété plus ou moins délaissées, mais qui refont surface précisément aujourd’hui où l’on célèbre les retrouvailles émouvantes du cœur de Dieu, et du cœur de l’homme, trop longtemps disjoints.

Le logo du Christ que nous finissons par ne plus regarder tant il est omniprésent apparaît largement « surdéterminé ». Jésus ressuscité, sous la forme du bon Pasteur, porte sur ses épaules la seule vraie brebis à laquelle il tient : Adam, l’Homme, autrement dit tout homme accablé en quête d’aide, de guérison et de consolation.

Lire la suiteTrouver ou retrouver la miséricorde du Christ vivant

Coup d’œil sur… Le Dénombrement

Le Dénombrement de BethléemSur la représentation de Brueghel l’Ancien (1525-1569)

Il a neigé. La neige s’est incrustée dans les fibres du tableau de Brueghel, enveloppant le paysage d’une douce lumière, pâle, estompant les reliefs, l’angle des maisons, les personnages. Tout ici est mouvement, les enfants qui glissent sur les étangs glacés, les plus vieux qui avancent avec précaution sur le verglas. Un village au travail.

Au centre, toutefois, enveloppée de bleu sombre, portant sur elle un gros baluchon, une toute jeune femme, immobile, baisse les yeux. Montée sur un âne, accompagnée d’un bœuf, elle suit un homme courbé, muni d’un instrument sans doute destiné à couper du bois… un charpentier.

Lire la suite… Marie et Joseph, en chemin pour Bethléem

Coup d’œil sur… La ronde des Saints

Vous avez dit « TOUSSAINT » ou « Tous-Saints » ? Les deux mots se prononcent de la même façon, mais leur signification est-elle la même ?


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Coup d’œil sur… le cœur fragile des orchidées

Là-bas, l’île de la Réunion.

Les orchidées sont rares dans l’île ; il faut beaucoup de patience et d’amour pour les débusquer au plus profond des forêts tropicales. Du moins pour les fleurs sauvages, papillons blanc nacré accrochés en grappes au tronc des arbres séculaires ; celles que l’on cueille traditionnellement pour en faire un bouquet de mariée.


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Le désert des moines

Le carême est une période de pénitence, de jeûne et d’aumône qui dure pendant les 40 jours qui précèdent la fête de Pâques. Le sens de cette pratique est, pour les fidèles, de se souvenir de la retraite que Jésus effectua dans le désert où il se retira afin de prier et méditer durant 40 jours. Il y fut tenté plusieurs fois par Satan qui le soumit à plusieurs épreuves afin d’éprouver sa Foi. Cet épisode est raconté en détail dans les évangiles de Matthieu1 et Luc2 (plus brièvement par Marc3 la lecture que nous faisons cette année- Année B) et est connu sous le nom de Tentation du Christ. Certains moines, au début du christianisme, passaient toute leur vie dans le désert, pour suivre littéralement la voie tracée par le Christ. → Coup d’œil sur… le désert des moines

Un nouveau bandeau pour le site

Robert Mollard-Moro

Ce vitrail nous est offert par un artiste venellois, en réponse à notre demande un peu hardie, de présenter aux lecteurs un symbole artistique, un vitrail – pourquoi pas ? – issu de son inspiration.


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Coup d’œil sur… le journal d’Etty

Etty Hillesum

Une vie bouleversée : un livre pour l’été

Etty Hillesum a 27 ans quand sa plume alerte, spontanée, tendre mais sans concession, rédige le journal de bord d’une vie bouleversée, entre les années 1941-1943, aux Pays-Bas. Elle pourrait presque être la sœur aînée d’Anne Frank que l’on connaît bien, et l’amie privilégiée de la grande Édith Stein malgré les différences qui les séparent. Un même destin en effet les unit, un même souffle spirituel les anime. Juives toutes trois, elles ont été emportées dans les turbulences de l’Allemagne nazie ; toutes trois douées pour l’écriture elles nous ont laissé – philosophie, psychologie ou littérature authentique – de très beaux textes sur l’existence, capables de nourrir l’intelligence sans restriction ; même au cœur de l’été quand la réflexion est en vacances !

Une vie bouleversée, un livre pour l’été, présentation par Annick Rousseau

Semaine Sainte

PÂQUES

Il est vraiment ressuscité,
pourquoi chercher parmi les morts
Celui qui est vivant ?

Anastasis - Karie Djami Istambul XIVème
Anastasis – Karie Djami Istambul XIVème – Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Samedi

JOSEPH RATZINGER
LA CROIX ET L’ESPÉRANCE

Si l’on essaye de caractériser d’un mot la liturgie du Samedi Saint, ce qui frappe, c’est la paix profonde qu’elle respire. Le Christ est entré dans l’obscurité, mais, au milieu de la nuit impénétrable, il est allé rejoindre le havre de sécurité, bien plus, il est devenu lui-même notre ultime sécurité. C’est maintenant que se vérifie enfin la parole audacieuse du Psalmiste : « Même si j’allais me cacher aux enfers, tu es encore là ». Cette liturgie, à mesure qu’elle se déploie, est traversée comme de lueurs d’une aube qui approche ; les premiers rayons du matin de Pâques y brillent déjà. Si le Vendredi Saint nous présente la figure défaite de Jésus transpercé, la liturgie du Samedi Saint évoque plutôt l’image de la croix dans l’Église ancienne : la croix toute rayonnante de lumières, signe à la fois de la mort et de la résurrection.

Ainsi le Samedi Saint peut nous rappeler une forme de piété chrétienne, peut-être trop perdue de vue au cours des temps. Lorsque nous regardons la croix aujourd’hui, nous pensons presque exclusivement à la passion historique du Seigneur sur le Calvaire. En réalité, l’origine de la dévotion à la croix est tout autre : pour prier, les chrétiens se tournaient vers l’Orient en signe de leur espérance dans le Christ, le vrai Soleil qui dominera l’histoire, en signe donc de leur foi au retour du Seigneur. À l’origine, la croix était étroitement liée à cette prière dirigée vers l’Orient : la croix représente en quelque sorte l’étendard porté devant le roi à sa venue ; elle est comme la tête du cortège déjà arrivée au milieu de l’assemblée en prières. Pour les premiers chrétiens, la croix est avant tout le signe de l’espérance ; il s’agissait moins d’un regard vers un passé révolu que d’un regard en avant vers la venue du Seigneur. Sans doute, avec le temps, la nécessité d’un regard rétrospectif vers le calvaire se fit sentir. Contre toute fuite dans le spirituel, contre la négation de l’incarnation de Dieu, il fallait défendre la bouleversante prodigalité de l’amour de Dieu qui, pour l’amour de la misérable créature humaine, était devenu lui-même homme – et quel homme ! Il fallait défendre la sainte folie de Dieu qui ne s’est pas contenté de prononcer une parole de puissance, mais qui a choisi le chemin de l’impuissance pour confondre notre rêve de domination et en triompher de l’intérieur.

Mais, par là même, nous avons trop oublié le lien qui, dans la réalité chrétienne, existe entre la croix et l’espérance, entre la direction de la croix et la direction de l’Orient, entre le passé et l’avenir. Le souffle d’espérance qui court à travers les prières du Samedi Saint devrait imprégner à nouveau tout notre être chrétien. Le christianisme n’est pas seulement une religion tournée vers le passé, son regard se porte aussi en avant vers l’avenir. Sa foi est en même temps espérance, car le Christ n’est pas seulement Celui qui est mort et ressuscité, il est aussi Celui qui vient.

Fais luire, Seigneur, dans nos cœurs, ce mystère de l’espérance, fais-nous connaître la lumière qui jaillit de ta croix ; fais-nous avancer en chrétiens à la rencontre de ton aurore.

Joseph Ratzinger,
Un seul Seigneur, une seule foi, p. 133-136

Vendredi

Jérôme Bosch. Vers 1480
Le portement de croix – Jérôme BoschCliquer sur l’image pour l’agrandir

Homélie Pape François – Dimanche des Rameaux

Suis-je comme Pilate ? Quand je vois que la situation est difficile, est-ce que je me lave les mains, ne sais pas assumer ma responsabilité et laisse condamner – ou bien je condamne moi-même – les personnes ?

Suis-je comme cette foule qui ne savait pas bien si elle était dans une réunion religieuse, dans un procès ou dans un cirque, et qui choisit Barabbas ? Pour eux c’est la même chose : il était plus amusant d’humilier Jésus.

Suis-je comme les soldats qui frappent le Seigneur, lui crachent dessus, l’insultent, s’amusent avec l’humiliation du Seigneur ?

Suis-je comme le Cyrénéen qui rentrait du travail, fatigué, mais qui a eu la bonne volonté d’aider le Seigneur à porter la croix ?

Suis-je comme ceux qui passaient devant la Croix, et qui se moquaient de Jésus : « Il était si courageux ! Descends de la croix, pour que nous croyions en Lui! ». Se moquer de Jésus…

Suis-je comme ces femmes courageuses, et comme la Maman de Jésus, qui étaient là, et souffraient en silence ?

Suis-je comme Joseph, le disciple caché, qui porte le corps de Jésus avec amour, pour lui donner une sépulture ?

Suis-je comme les deux Marie qui restent devant le Sépulcre en pleurant, en priant ?

Suis-je comme ces chefs qui le jour suivant sont allés dire à Pilate : « Attention il a dit qu’il ressusciterait. Qu’il n’y ait pas d’autre mensonge ! », et qui bloquent la vie, bloquent le sépulcre pour défendre la doctrine, pour que la vie ne sorte pas ?

Où est mon cœur ? A laquelle de ces personnes est-ce que je ressemble ? Que cette question nous accompagne durant toute la semaine.

Pape François (Extrait de l’Homélie de ce dimanche des Rameaux)

Coup d’œil sur… Le Passeur de Dieu

On a déjà beaucoup écrit sur ce nouvel ouvrage du Père Zanotti-Sorkine, paru en janvier 2014, aux éditions Robert Laffont sous le beau titre : « Le Passeur de Dieu ». Les critiques sont très favorables et s’accordent pour éviter, dans leurs colonnes, les questions qui fâchent, les réticences qui en diminueraient la portée. Du genre : « Est-ce aux prêtres d’écrire un roman ? Pourquoi ? N’ont-ils pas autre chose à faire dans l’Église que d’écrire ou de chanter (cf. « Les Prêtres » ) ce que d’autres font très bien ? Pas un mot non plus sur le style du livre, sur cette familiarité un peu recherchée, un peu désuète avec le passé antérieur ou l’imparfait du subjonctif… que l’on eût appréciée hier à sa juste valeur.


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Coup d’œil sur… Israël (1)

Les racines juives du christianisme.
(Simple récit de voyage.)

JérusalemLa nuit est tombée depuis longtemps sur Jérusalem. Les lumières clinquantes des tours et des clochers se réfractent en éclats orangés à travers le vitrail cintré du monastère qui nous accueille au Mont des Oliviers. Chez les sœurs Brigittines la soirée a été longue, riche en discussions partagées entre notre groupe et les deux rabbins qui écoutent nos propos sans se lasser d’y répondre. »»» Lisez la suite »»»

Coup d’œil sur… Hildegarde de Bingen

Un docteur de l’Église nous est donné, au moment même où les chrétiens retrouvent la force et l’actualité du Concile Vatican II. La foi et la sainteté transcendent donc le temps de l’histoire. Un demi siècle nous sépare du Concile, huit siècles de cette femme, tirée de l’ombre tout récemment, et qui, au premier regard dépasse nos attentes, en ouvrant à notre curiosité de multiples horizons.

Hildegarde, que savions nous d’elle ? De vagues conseils de médecine, des régimes très en retard sur notre alimentation sophistiquée ; à base de fenouil, de tisanes, de pyrèthre, et d’épeautre. Bien sûr, elle a ses adeptes, comme aussi ces musiciens raffinés qui nous replongent dans des tonalités et dissonances exigeant une oreille musicale exercée. Toutefois, on est en droit de s’interroger : aux côtés de Sainte Catherine de Sienne, l’audacieuse mystique italienne, de la grande espagnole, Thérèse d’Avila, de Thérèse, la petite française, diffusant sa « petite voie » sur le vaste monde, que nous apporte la bénédictine du Rhin, et comment son enseignement et sa personnalité vont-ils trouver en nous un écho à la fois humain et spirituel ? Annick Rousseau

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La Vierge de la nouvelle église

Vierge de la nouvelle église de VenellesDébut juillet 2013, une grande statue de Marie prend place auprès des anges devenus familiers. Toute blanche, classique vue de loin, elle mérite un regard interrogateur : Marie présente l’Enfant Jésus qui tient dans ses mains un calice, non pas le monde en réduction, ou les saintes écritures, comme cela est traditionnel. L’origine de cette statue, venue de la Chartreuse Notre Dame (à Reillanne, près de Banon) nous est donnée par ce document fiable, écrit par l’une des religieuses de l’abbaye. Voici l’essentiel de sa réponse à nos interrogations.

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